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Sans un bruit, le film d’horreur original et efficace

Le troisième film de John Krasinski sera à retrouver dans les salles obscures dès le 20 juin

Les cinéphiles ont appris à se méfier des critiques dithyrambiques placardées directement sur les affiches de films. Cela est d’autant plus vrai lorsqu’il s’agit d’un film d’horreur et Sans un bruit ne fait pas exception puisque The Sun l’a déjà qualifié de « film le plus flippant de l’année », et oui rien que ça ! Et pourtant, le journal britannique a vu juste, Sans un bruit est une vraie bonne surprise qui joue avec les codes du cinéma d’horreur… et nos nerfs ! 

Silence, ça tourne

Nous connaissons surtout John Krasinski pour son rôle de Jim dans la série télévisée américaine The Office. Pour Sans un bruit (en salles le 20 juin), il passe pour la troisième fois derrière la caméra afin de mettre en images un scénario qu’il a co-écrit et produit aux côtés de Michael Bay. Il y joue également l’un des rôles principaux, celui du père de famille.

John Krasinski, Noah Jupe et Millicent Simmonds

Le monde du silence

Sans un bruit prend place dans un monde post-apocalyptique où les derniers survivants vivent dans un silence total. « It’s the sound ! » pouvons-nous lire sur l’un des derniers journaux à avoir été imprimés.
C’est le bruit qui rend les hommes si vulnérables face aux créatures mortelles qui peuplent désormais la Terre. Aveugles, ces dernières se repèrent au son et laissent peu d’espoir de survie à quiconque a dépassé les décibels !

Dans cet environnement inhospitalier, la famille Abbott part cependant avec un avantage. Leur fille est malentendante et tous ont appris à communiquer entre eux en langue des signes. Outre la communication, ils ont dû revoir entièrement leur façon de vivre.

Finie la vaisselle trop bruyante lors des repas, les feuilles de chou ont remplacé les assiettes. De même, se déplacer devient en exercice périlleux surtout lorsque l’on habite une maison au vieux parquet… Ces petits détails sont très bien retranscrits, apportent un certain réalisme et donnent du corps à l’histoire.

Vous vous doutez bien que tout cela ne va pas durer surtout lorsque la mère (jouée par Emily Blunt) affiche le ventre rond d’une femme enceinte qui arrive à son terme. Et on le sait, les accouchements ça se fait dans la douleur, le sang et… le bruit ! Si ce n’est de la mère, au moins de l’enfant qui prend sa première bouffée d’oxygène. Cet enjeu ne fait que renforcer notre empathie envers la famille, déjà présent de part notre statut de spectateur attentif et silencieux où l’on se surprend à retenir notre souffle dans les phases de tension.

 

Dans la veine de La Guerre des mondes, Cloverfield, La Route ou dernièrement Stranger Things, Sans un bruit joue avec les codes du genre et multiplie les hommages. Il se révèle tout de même très original et efficace. Là où certaines œuvres ont tendance à s’éterniser, il n’offre pas de scènes en trop, sait laisser une part de mystère au spectateur qui en ressortira satisfait mais plein d’interrogations. À noter qu’une suite est déjà en préparation…

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Écrit par Daphnée

Co-fondatrice de Pas vu Paris, travaille au milieu des livres et aime la culture geek.

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